| RT 2005 | texte complet |
A - Constat et perspectives
Le secteur résidentiel/tertiaire représente 43% de l’énergie utilisée et 25% des émissions de gaz à effet de serre. L’engagement pris par la France lors de la ratification du protocole de Kyoto est de réduire les émissions de gaz à effet de serre en 2010 au niveau de 1990. Le cadrage est donné par la Directive de Performance Energétique des Bâtiments, la feuille de route par le Plan Climat de 2004. La réglementation thermique 2005 qui succèdera en 2006 à la RT 2000 est un des moyens pour parvenir à cet objectif.
La RT 2005 prévoit une amélioration de 15% de la performance énergétique globale (avec un objectif de 40% d’ici 2020).
B - Les grands axes d’amélioration de la RT 2005 sont :
- prise en compte du bioclimatique (protection des baies, valorisation des apports solaires, définition plus fine des zones climatiques, prise en compte de l’orientation, toiture végétalisée)
- encourager significativement le recours aux énergies renouvelables (introduction du solaire thermique en référence pour l’ECS)
- maîtriser le recours à la climatisation
C- Les consommations prises en compte sont :
- le chauffage
- le refroidissement
- la ventilation
- la production d’eau chaude sanitaire
- l’éclairage
La consommation conventionnelle d’énergie d’un bâtiment s’exprime sous la forme d’un coefficient Cep exprimé en kWh d’énergie primaire.
La température intérieure conventionnelle atteinte en été notée « T.i.c. » est la valeur maximale horaire en période d’occupation
Pour une meilleure évaluation de la consommation, la France sera découpée en 8 zones climatiques (H1a, H1b, H1c, H2a, H2b, H2c, H2d, H3) contre 3 auparavant (H1, H2, H3)
I- LE BATI
Renforcement moyen de 10% sur les parois courantes de murs
Renforcement de 20% sur les ponts thermiques
La compensation entre l’enveloppe et les systèmes ne pourront pas dépasser 25%. Pour le tertiaire, la compensation devrait se situer à 40%.
II- EQUIPEMENTS DE CHAUFFAGE
Pour le chauffage et la production d’eau chaude fossile (gaz propane, gaz naturel, fioul), l’exigence sur la référence de la chaudière est portée au niveau de la chaudière basse température et des émetteurs T 40. Pour les chaudières positionnées en dehors des volumes chauffés, un gain de 20% sur l’ECS est exigé (équivalent à 2 m2 de capteurs solaires).
Pour le chauffage électrique à effet joule, les émetteurs devront être rayonnants. Cependant compte tenu du fait de la limite technologique (gain en consommation < 2%), un gain de 20% (équivalent à 2 m2 de capteurs solaires) en maison individuelle et de 10% en logement collectif (équivalent à 1 m2 de capteurs) est exigé sur la production d’eau chaude sanitaire.
Pour les pompes à chaleur, le niveau de performance minimum requis est un COP de 2,45
III- Les exigences en matière de refroidissement
Le principe de deux catégories de bâtiment est acté :
- les locaux CE1 pour lesquels le bâtiment peut être conçu pour ne pas avoir besoin d’être climatisé (de ce fait le projet de référence n’inclut pas de consommations de refroidissement)
- les locaux CE2 pour lesquels des consommations de refroidissement de référence seront définies (hôpitaux, bureaux en zone de bruit et en zone climatique très chaude)