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Cardonnel Ingénierie développe depuis 20 ans ses compétences dans le domaine du génie climatique, des fluides et de l’équipement technique des bâtiments résidentiels et tertiaires. Christian Cardonnel, son fondateur et Président, a axé une grande partie de ses recherches sur la performance énergétique. Une quête permanente d’efficacité qu’il intègre volontiers à une démarche plus globale, respectueuse de l’environnement et au service du confort durable.
Explications.
- Christian Cardonnel, décrivez-nous votre métier
Cardonnel Ingénierie est aujourd’hui au service du confort durable. Nous menons des études thermiques pour des réalisations en résidentiel individuel comme collectif, neuf ou rénové. Nous ne nous arrêtons pas aux équipements et à leur mise en oeuvre, mais travaillons aussi sur l’isolation et la ventilation… C’est l’habitat dans son ensemble qui se doit d’être performant.
- Quels sont les fondamentaux de votre méthode ?
Huit points, tous dépendants les uns des autres, nous permettent de mener à bien une étude complète. Tout commence par l’analyse du site et des ressources disponibles puis par la typologie du bâtiment et de ses usages. Entre un hôtel et une maison particulière, les besoins ne sont évidemment pas les mêmes. Nous nous occupons ensuite de l’isolation et de l’inertie thermique de l’enveloppe, sans oublier, en parallèle, la gestion de la ventilation, la qualité de l’air et la récupération des apports solaires. Le même soin est apporté dans la synthèse des différents besoins de chauffage, d’eau chaude sanitaire, d’éclairage. L’idée est de trouver le système le plus économique possible. Une étude toujours conclue par un rapport de synthèse mentionnant, pour la surface à chauffer, l’énergie consommée (kWh/m²) et le CO2 émis (kg/m²).
- Pour le chauffage précisément, quelle est la tendance aujourd’hui ?
A l’image des voitures actuelles ou futures, on ne s’arrête en général plus à une seule énergie. Dans la majorité des cas, nos calculs nous poussent à associer une énergie renouvelable à une énergie stockable. Un chauffage central au gaz peut par exemple être couplé à l’énergie solaire. Justement, quels sont les avantages du propane ? Son stockage et sa mise en œuvre sont relativement aisés. Les études réalisées actuellement démontrent en plus la pertinence de ce choix. Aux heures de pointe, le kWh électrique rejette 600 g à 700 g de CO2 dans l’atmosphère, contre 270 g pour le propane (source Cardonnel). Un impact non négligeable. Autre argument, la maison individuelle de demain consommera certainement moins de propane. L’avenir est à la mixité des énergies.
- La profession est-elle prête à évoluer dans ce sens ?
Concrètement, il faut continuer de développer les synergies et faire en sorte que sur les chantiers et les réalisations, les métiers et pratiques ne soient plus cloisonnés, que les architectes, maîtres d’œuvre, industriels, énergéticiens, installateurs… renforcent encore leur collaboration. Sur le terrain, on le voit bien, ça bouge dans ce sens, et les professionnels montent en compétence. Au niveau des entreprises, l’installateur-chauffagiste est en train de devenir «poly-compétent», il travaille aussi bien le chauffage que la ventilation et l’électricité. Sur le marché de la rénovation, il faudra aussi agir au niveau des artisans qui sont proches des lieux d’usage et des besoins et former les installateurs. Pour gagner en pertinence et en efficacité, nous réfléchissons avec Primagaz et d’autres partenaires, à la conception d’une offre globale, à l’instar de la solution Rénov’au gaz.
- Ne faut-il pas aussi travailler sur le client final ?
Il faut effectivement qu’ils deviennent les acteurs du choix de leur équipement de confort. Ce qui est loin d’être le cas, notamment pour la construction de maisons individuelles. Il faut ensuite leur donner des points de repère et bousculer un peu les habitudes et les réflexes par trop conventionnels. Les étiquettes énergie et climat peuvent déjà constituer un élément de réponse. Les incitations fiscales relatives à l’isolation et aux énergies renouvelables doivent évidemment perdurer et j’attends aussi beaucoup du nouveau label BBC (Bâtiment Basse Consommation). Il sera la référence en 2012 et exigera des logements consommant moins de 50 kWh par m² et par an. Chacun devra alors se poser les bonnes questions pour suivre cette dynamique.
Retrouvez l'interview de Christian Cardonnel dans le journal Primalliance N°7
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